Exposition de peintures par Philippe David

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informations générales

  • 26 rue du Général de Gaulle

    Villers-sur-Mer

  • +33231145165
aménagement pmr
  • Personnes à mobilité réduite,Personnes malentendantes,
  • Gratuit
  • Du 01/11/2019 à 10:00 au 07/11/2019 à 18:00

C’est avec plaisir que nous accueillons pour la première fois au Villaré, Philippe David, pour son exposition dont le thème est « Danse avec les Vaches » du  1er au 7 novembre 2019.

 

Un mot de Philippe David:

 

Depuis mon plus jeune âge, je nourris une affection toute particulière pour les vaches. Fils de paysan percheron, j’aimais passer les heures en leur présence, caresser leur museau mutin, humer l’odeur du fumier qui venait nourrir la terre, contempler leurs cabrioles dans les grands prés verts. Elles ont accompagné mon enfance, elles rythment désormais ma vie d’homme et mes envies de poésie.

La vache n’est pas cet animal de la ferme sans intérêt, au physique un peu ingrat et à la démarche pataude. Depuis l’Antiquité, elle nourrit et alimente l’être humain au niveau tant physique que spirituel. Nut, déesse qui symbolisait la voûte céleste, était parfois représentée sous les traits d’une vache.

 

Dans la mythologie égyptienne, Hathor était à l’origine une personnification de la Voie Lactée, que l’on pensait être le lait qui coulait du pis d’une vache céleste (de là vient le nom « voie lactée » qui signifie « chemin fait de lait »). Dans la mythologie nordique, la vache porte le nom d’Audhumla, de laquelle partaient les quatre rivières de l’énergie. Dans la plus grande partie de l’inde, la vache est considérée comme sa sainte et sacrée.

 

Comment en effet ne pas fondre de tendresse devant ces ruminants aux yeux globuleux et à la mine ingénue ? Comment ne pas voir dans ces chanfreins massifs, le lien inconditionnel qui unit l’homme à la bête depuis la nuit des temps ? Comme l’écrit admirablement Kundera, les vaches sont paisibles, sans malice, parfois, d’une gaieté puérile.

On croirait de grosses dames, ajoute-t-il, dans la cinquantaine mais qui feraient semblant d’avoir 14 ans. Il n’est rien de plus touchant que des vaches qui jouent.

Au carrefour des tourments et des accommodements de notre monde moderne, sous les sabots galopants de picardes noir et blanc qui batifolent dans les pâturages, les vaches nous invitent à danser. C’est Marcel Aymé. C’est la France !

 

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