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#TutoTwitt 6 : anatomie du tweet idéal !

#TutoTwitt est une série de tutoriels, à destination des Collectivités territoriales, qui vous propose de faire le point sur le réseau social Twitter. Chaque mois nous abordons une thématique différente et tentons de vous donner des clés concrètes pour une prise en main opérationnelle.

TutoTwitt

Maintenant que vous savez paramétrer les notifications, effectuer une recherche avancée, créer des visuels calibrés et composer une vidéo « virale », nous allons nous intéresser à l’anatomie du tweet idéal ! Et oui, derrière la boutade, l’intérêt essentiel de votre stratégie reposera sur vos contenus, et non exclusivement sur votre maîtrise de la plateforme. Content is king ^^

Parlons contenus, enfin me direz-vous ! Voici donc quelques pistes pour rédiger et publier vos meilleurs tweets…

Le hashtag

Le hashtag, ou mot-clé, ou mot-dièse (…), est l’outil de base qui permettra à vos contenus de passer de comptes en comptes et ainsi d’augmenter son exposition ainsi que votre audience potentielle. Il est la référence d’usage en matière de « bouche-à-oreille » (communément appelé « buzz » ou « marketing viral »), et sera le fer de lance de votre stratégie Earned Media. Pour tout savoir sur le hashtag et ses usages, je ne saurais que vous conseiller la lecture de la série de 4 articles complets sur ce vaste sujet.

Voici quelques règles à retenir concernant les hashtags :

  • soyez concis et clair : utilisez des hashtags courts et lisibles,
  • n’en abusez pas : pas plus de 3 hashtags maximum, 2 de préférence, mais indiquez-en au moins un,
  • sélectionnez-les avec attention, risquez-vous à l’humour ou à l’émotionnel,
  • soyez cohérents, réutilisez le même hashtag dans vos contenus afin de créer un fil conducteur,
  • diffuser le même hashtag sur tous vos réseaux sociaux,
  • pour vos événements, relayez en mentionnant le hashtag de l’event (que vous aurez préalablement ajouté à l’ensemble de vos supports, print y compris),
  • […]

La longueur des tweets

Question cruciale que celle de la longueur de votre tweet… (ceci n’est pas une contrepétrie). En fait, c’est du nombre de caractères dont vous disposez pour composer votre message dont il s’agit. Comme vous le savez, chaque tweet est limité à 140 caractères. Et bien la première règle à retenir est de ne jamais utiliser l’ensemble des caractères disponibles pour votre tweet ! Autrement dit, le tweet idéal comporte en réalité moins de 120 caractères, afin de permettre d’éventuelles mentions en plus de votre message initial.

À noter que les tweets comprenant moins de 100 caractères obtiennent +18% d’engagement (partages, commentaires, coeurs…) en moyenne.

Soyons désinvoltes, faisons les comptes :

  • Jauge : 120 caractères dans l’idéal (pour favoriser les mentions).
  • Images : 24 caractères exactement. Gros avantage : quel que soit le nombre d’images intégrées au tweet (de 1 à 4 max), seuls ces 24 caractères seront comptabilisés.
  • GIF : 24 caractères (limite d’1 seul GIF / tweet).
  • Vidéos intégrées : 24 caractères (limite d’1 seul film de 30s / tweet).
  • Questions : 24 caractères également sont attribués aux Questions (Quiz, QCM…) que vous intègrerez dans votre tweet (limite d’1 seule Question / tweet, 2 à 4 réponses possibles, pour une durée comprise entre 5min et 7j).
  • Liens : 23 caractères, quelle que soit la longueur du lien (le raccourciseur d’URL ne sert pas à réduire le nombre de caractères du lien dans le tweet…)
  • Vine et Periscope : considérés comme des liens, ils ne comptabilisent que 24 caractères. Avantage : ils peuvent être lus directement dans votre tweet, sans avoir besoin de passer par les applications mobile.
  • Mentions de profils : 14 caractères pour chaque mention (@grouan), sans limite de nombre (dans la limite naturellement des 140 car.).
  • Hashtag : bien que les hashtags soient accessibles sous la forme de liens hypertextes (lorsque vous lisez un tweet), ils ne comptabilisent que le nombre de caractères qui le constitue. Par exemple #MDR ne comptera que pour 4 caractères. En effet, c’est la plateforme Twitter qui transforme automatiquement le mot-dièse en lien cliquable.

Dans ce contexte, si l’on part de la base de 120 caractères, que l’on ajoute 1 image, 4 mentions d’image, 2 hashtags de 5 car. chacuns et 1 lien, il vous reste… 120 — 24 — 0 — (2×5) — 23 = 63 caractères environ pour rédiger votre message.

ASTUCE #CM : si vous organisez régulièrement vos publications au sein d’un tableur, pensez à utiliser le calcul automatique du nombre de caractères pour vos cellules, en séparant bien votre texte de vos autres contenus éventuels (images, vidéos, liens). Pour mémoire utilisez NBCAR(nom_de_la_cellule) sous Calc Open Office et Excel, ou LEN(nom_de_la_cellule) sous les feuilles de calcul de Google Drive 🙂 Une fois défini, cela facilitera grandement votre planification !

Image ou vidéo ?

Si de manière générale les contenus disposant d’une image ont 94% de vues supplémentaires que ceux qui n’en ont pas, c’est les vidéos qui tiennent désormais le haut du pavé. Les tweets avec vidéo sont 6 x plus retweetés que les tweets avec image, voilà qui devrait suffire à vous convaincre ! Pour tout savoir sur les vidéos Twitter, lisez le précédent #TutoTwitt qui traite abondamment de ce sujet.

Quoi qu’il en soit, le tweet idéal comporte à minima une image, idéalement une vidéo « short time » (-30 secondes).

Les éléments complémentaires

Il est également possible d’ajouter d’autres éléments à votre tweet, lesquels n’apparaîtront pas forcément aux yeux de vos lecteurs mais qui pourront s’avérer utiles pour soutenir votre ciblage stratégique par exemple.

Les éléments « invisibles », c’est-à-dire qui ne comptabilisent aucun caractère ou qui sont cachés à la lecture, sont les suivants :

  • Géolocalisation : particulièrement pertinent en termes de territoire et de couverture éditoriale, la géolocalisation est un outil puissant. En géolocalisant votre tweet vous permettez aux lecteurs qui filtrent l’information locale d’accéder plus aisément à vos contenus. Vous améliorez également le push Twitter de vos publications (« en votre absence »…) auprès de votre audience géographiquement proche. Enfin, si vous aimez les datas, il peut vous permettre de dresser une carte interactive de vos publications au travers de votre territoire (à la façon de Foursquare). Pour géolocaliser un tweet, depuis votre mobile comme depuis votre ordinateur, il vous suffit de cliquer sur le bouton .
  • Mentions sur images : il vous est possible de mentionner jusqu’à 10 personnes en cliquant sur « Qui apparaît sur cette photo ? » (quel que soit le nombre de photos intégrées par ailleurs). Cela aura l’avantage d’alerter ces personnes que vous venez de publier un tweet les mentionnant (et donc susceptibles de les concerner voire de les intéresser) et ainsi leur faire un appel du pied afin qu’ils le partage auprès de leurs audiences respectives. Vous l’aurez compris, à l’instar du hashtag, la mention est un moteur viral très puissant. Et cerise sur le gâteau : elle ne vous prendra aucun caractère supplémentaire (contrairement aux mentions dans le corps de votre message) !
  • Légende d’images : depuis la fin du mois de mars dernier, il est désormais possible d’ajouter une description de 420 caractères aux images que vous intégrez à vos tweets. Celle-ci n’apparaîtra pas à la lecture mais sera en revanche très utile pour rendre vos visuels plus accessibles par les moteurs de recherche et les personnes déficientes visuelles.

Ligne descendante ou ascendante ?

Sans entrer dans les détails de la ligne éditoriale que vous allez adopter – ce n’est nullement l’objet des #TutoTwitt – il demeure cependant intéressant de questionner vos pratiques en matière de diffusion de l’information. Faut-il favoriser la diffusion top-down de vos messages, au risque de vous placer dans une posture trop distante et institutionnelle ? Faut-il au contraire maximiser la remontée contributive des informations au risque de perdre en autorité voire en crédibilité ?

Et bien ni tout à fait l’un, ni tout à fait l’autre : les deux mon capitaine ! Bien entendu il vous faudra diffuser vos infos institutionnelles, sans oublier les motivations de vos lecteurs, le pourquoi de leur présence sur Twitter. Naturellement vous mettrez l’accent davantage sur la remontée si vous créez un profil pour une plateforme de budgets / projets (…) collaboratifs et citoyens. À vous d’optimiser selon vos objectifs.

À noter cependant que si près d’un utilisateur sur deux suit des marques ou des institutions sur Twitter pour la relation client, ces dernières ont bien du mal à répondre à la demande. Au-delà d’un positionnement stratégique qui ne laisse que peu de place à un aménagement véritablement basé sur cette relation (structuration des services, valorisation de l’information bottom-up, canaux transverses de diffusion interne, actions réalisées en bout de chaîne, bénéfices usagers…), les marques et autres collectivités s’y perdent un peu, entre les nombreux outils à leur service pour valoriser cette relation (web, médias sociaux, emailing, tchat, click-to-call…).

Sur Twitter, valorisez les échanges spontanés, entrez en contact directement avec vos usagers / avec certains influenceurs, personnalisez vos messages, faites participer votre communauté, invitez-la à contribuer et à partager ses idées. Utilisez au maximum le potentiel d’interactivité et d’instantanéité de la plateforme pour dynamiser vos contenus froids. Pensez enfin à ajouter un call-to-action pour stimuler les réponses.

Quand publier ?

Question majeure que tout Community Manager est amené à se poser s’il souhaite améliorer la performance de ses tweets. Il n’y a guère de réponse applicable et reproductible : il vous faut vous plonger dans vos Analytics ! Je vous déconseille fortement par ailleurs de vous baser à l’aveugle sur les conseils génériques allègrement répandus au travers de moult infographies toutes plus vagues et improbables les unes que les autres… La seule façon de savoir quand il est préférable de publier pour votre audience dépend de votre audience seule (#CQFD) : ce sont vos outils d’analyse persos ou un audit de vos publications qui permettra de connaître cet aspect avec précision.

Il existe de nombreux outils gratuits en ligne d’analyse de votre audience, ils sont tous basés sur l’API Twitter qui permet l’accès à vos publications. Ces analyses sont généralement limitées aux 30 derniers jours. Elle peuvent donc vous permettre de vous faire une idée des meilleurs jours de publication sur le mois passé. Mais cela reste tout relatif.

Un bon compromis consistera à vous connecter à la plateforme d’Analytics Twitter (avec vos identifiants Twitter habituels), à cliquer sur l’onglet « Tweets » (menu supérieur), de choisir une période de 3 mois maximum (en haut, dans le menu déroulant) puis à exporter les données (en cliquant sur le bouton du même nom). Vous pouvez réitérer cette opération autant de fois que vous le désirez, par périodes de 3 mois. Vous disposerez ainsi d’un fichier global comprenant une large période temporelle. En manipulant les dates de publication du tableur, vous pourrez définir plus clairement les jours qui fonctionnent le mieux pour votre communauté !

Synthèse

Pour conclure, le tweet idéal c’est :

  • 100 caractères max
  • 1 vidéo ou 1 image signifiante
  • 1 lien
  • éventuellement 1 mention dans le tweet, jusque 10 mentions dans l’image
  • 1 ou 2 hashtags
  • éventuellement 1 géolocalisation
  • 1 call-to-action pour stimuler les réponses
  • posté à un horaire pertinent pour votre communauté

N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de précisions, et commentez ce post si vous souhaitez partager votre expérience ou poser une question 🙂

→ Pour aller + loin

A propos de Guillaume Rouan (8 articles)
Consultant Médias Sociaux | Stratégie de Communication Numérique | Transformation Numérique des Territoires